ALLÉLUIA ! Dites-le, chantez-le avec des fleurs !

Maumont

Publié le 4 avril 2021

Sœur Françoise a été catégorique : « pas question de coller sur notre puzzle du doyenné des fleurs qui ne seraient pas des fleurs de pardon ! » Elle a raison, car les espaces découverts sont comme des appels d’air pour les pardons à venir, ceux qui vont fleurir aujourd’hui et demain, il faut toujours faire de la place au pardon ! Mais il me semble que notre floraison vit une mutation ; aujourd’hui c’est Pâques et ce matin en même temps que nos cloches de laudes sonnaient vos cloches de Vigiles pascales ( qui ne parvenaient pas pourtant à assourdir les chants fous des oiseaux )

Ce que nous n’entendions pas encore pourtant c’était le chant des fleurs partout dans la campagne , une délire, un fou-rire de fleurs sur toute l’étendue des terres en friche et même ailleurs, jusqu’à vous faire sauter le béton, mine de rien : le chant des fleurs.

Quand notre Christ ressuscité se met à chanter, son chant résonne au plus profond du cœur, plus beau et plus doux que toutes les mélodies du monde, il fleurit partout dans les ravins, les gouffres, dans les peines les plus dures comme dans le rire simple des enfants qui jouent, intelligent il ne prononce aucune parole qui tromperait son monde, il est apaisant car il s’adresse directement et uniquement à vous et vous salue par votre petit nom, celui des intimes que personne ne connaît sinon ceux qui nous aiment vraiment. Comme les sourires qui demandent aux portes fermées la permission d’entrer, comme les bouquets que l’on s’offre quand on n’ose plus dire je t’aime tellement c’est vrai, ou qu’on ne peut plus rien dire tant on a de peine, c’est ainsi qu’il s’approche en grand silence de chacun de nous.

En pensant à tous les enfants du doyenné soudain en vacances un peu forcées pour trois semaines, je me suis dit que Dieu est génial pour envahir de bonheur les siens : nous sommes à une époque de l’année où les fleurs sont accessibles à tous ceux qui veulent bien les voir, alors, les enfants, cueillez-les, mettez-en partout, sur les endroits délaissés, les restaurants qui attendent des clients, les portes de cinéma fermées, là où c’est triste, là où c’est gai, partout des bouquets de fleurs, justes coupées, toute fraîches ! Il faut que notre doyenné, et pas seulement le puzzle, se couvre de fleurs, ne passez pas une journée sans en offrir, sans embaumer la table, toutes les salles à manger, et quand il vous reste du temps devenez des experts, apprenez tous les noms de fleurs et plantez-les là où il faut, là où elles aiment pousser ! Que pensez-vous de cette idée ?

ALLÉLUIA ! que Dieu vous bénisse et vous remercie d’exister !

Vos sœurs de Maumont

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