Le dimanche 23 mars, en plein cœur du carême, les paroissiens étaient invités à vivre un temps de récollection. Temps d’enseignement, de partage et de prière, temps de rencontre et de ressourcement qui a permis de méditer sur le projet paroissial, notre regard et notre mission, à la lumière de l’Evangile.
Le Père Benoît a proposé une méditation sur le verset mis en exergue sur le projet pastoral de notre paroisse : “Levez les yeux et regardez, les champs sont blancs pour la moisson” (Jn 4, 35). Le contexte biblique de cette parole de Jésus nous a rappelé la rencontre entre Jésus et la Samaritaine. Et la méditation nous a invités à enrichir notre compréhension de notre attitude missionnaire comme des “semeurs”, à celle de “moissonneurs”, comme Jésus le fait avec la femme de Samarie au bord du puits. Et donc à lever les yeux, de ne plus marcher en regardant nos pieds, nos écrans, nos limites, nos préoccupations en tête, mais à regarder l’horizon, l’humanité et Dieu. Puis à regarder : nous regarder les uns les autres avec bienveillance et reconnaissance, avec lucidité, honnêteté et courage, avec un regard aussi de contemplation. Comment regardons-nous celles et ceux, et notre monde, qui nous entourent ? Sommes-nous capables d’y repérer, d’y voir les beautés, les richesses, les cadeaux de Dieu ? Avec la phrase de Jésus, il ne s’agit plus de partir de rien et de semer, mais d’accueillir ce que Dieu a préparé et nous donne. Il ne s’agit pas de semer, mais de récolter. Il ne s’agit plus de nous mettre en surplomb, comme on est au-dessus de la terre pour que la graine tombe en terre, mais sous le fruit pour le recueillir. Savons-nous regarder les champs autour de nous, blancs, dorés, prêts pour la moisson ?
Cette perspective ouvre à l’espérance et à la joie, une joie communicative et missionnaire. Une joie enracinée dans l’expérience de Jésus et dans le mystère de sa Pâques, puisque tel est sa volonté : nous ressusciter avec lui.







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