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Que nous disent les textes d’aujourd’hui
- Salomon, un jeune qui devient roi, donc qui possède l’autorité, la force
- Pour St Paul, aimer Dieu c’est être configuré à son Fils Jésus, donc être frères.
- Jésus nous révèle que le Royaume est un trésor caché à mettre en valeur, un filet qui ramène du bon et du mauvais.
- Soit des pistes pour vivre du Royaume les vacances et mettre en valeurce trésor -Jésus- qui nous accompagne.
- Prier pour le drame que vit le Sud-Ouest de notre région, ces incendies incontrôlables qui sont à moins de 20 km de Bordeaux.
Textes du jour
Homélie du Père Denis Trnez
Homélie retranscrite ci-dessous
LE TRESOR DE L’AMOUR DE DIEU
À première vue, ce cultivateur n’agit pas très honnêtement : il n’est pas propriétaire du champ qu’il travaille, et voilà qu’un jour, il y découvre un trésor.
À l’époque, ce genre de situation n’était pas rare : dans une vie souvent troublée, on enterrait parfois ses biens pour les mettre à l’abri, puis il arrivait que l’on oublie l’endroit exact ou que l’on meure avant de l’indiquer à quelqu’un.
Ce qui est sûr, c’est que le propriétaire ignore la présence d’un trésor dans son champ. Il serait pourtant légitime de se demander à qui ce trésor appartient vraiment.
L’homme choisit alors de le cacher de nouveau, puis de vendre tout ce qu’il possède pour acheter le champ, sans rien révéler de sa trouvaille.
Il aurait pu avertir le propriétaire de la présence du trésor. Garder le silence n’est donc pas très honnête : même s’il n’appartient pas forcément au propriétaire du champ, il appartient bien à quelqu’un.
Bien sûr, le but du Christ n’est pas de faire une leçon de morale ! D’ailleurs, la parabole suivante va nous éclairer.
C’est donc ce chercheur qui trouve la perle rare. Il vend tout ce qu’il possède pour acheter la perle rare, c’est tout à fait légitime.
L’essentiel est donc ailleurs : que se passe-t-il au moment où l’on a trouvé le trésor ou la perle rare ?
Évidemment, le Christ ne parle pas de richesse matérielle, c’est une parabole.
La pointe de la parabole est de dire : qu’est-ce que je fais quand je découvre quelque chose d’aussi magnifique, d’aussi unique que ce trésor qui, tout d’un coup, se présente à mes yeux ?
Je voudrais vous montrer cette mosaïque.
C’est le fondateur des trinitaires qui, au moment de sa première messe en 1193, a vu quelque chose qui ressemblait à cela, et, avant de mourir, il a demandé qu’on réalise cette mosaïque qui a servi de sceau de l’Ordre Trinitaire depuis plus de 830 ans.
Je vous propose de regarder cette mosaïque.

Vous voyez deux esclaves : ils sont en train d’être libérés pas le Christ.
Vous découvrez la main du Christ de chaque côté ; c’est comme la main du Christ qui va chercher Adam et Eve, lors de la Résurrection, au moment du Samedi Saint.
Mais le Christ tient fermement ces deux captifs, qui ont des chaînes aux pieds et qui ont des liens.
L’un a un lien qu’il tient à la main, l’autre a un lien qui traîne par terre.
C’est là-dessus que je voudrais m’arrêter un moment.
Une chaîne est en train de s’ouvrir, l’autre est encore fermée, mais cela ne va pas tarder, il va finir par lâcher son lien aussi.
Pourquoi celui-ci lâche-t-il son lien ? Que tient-il à la place du lien ?
Une Croix rouge et bleue. C’est tout à fait trinitaire… Cet homme ne peut pas à la fois tenir le lien et la Croix, parce que l’autre main est prise par le Christ, donc il n’a plus de main disponible !
Essayez d’attraper deux choses en même temps n’est pas possible. Vous devez faire un choix :
- soit vous vous accrochez à la Croix,
- soit vous vous accrochez aux liens.
Si nous revenons à l’Evangile de ce dimanche, cet homme, qui était cultivateur, laboureur, a lâché tout ce qu’il avait, tous ses biens, pour prendre le trésor, et l’homme qui cherchait les perles a lâché aussi tout ce qu’il avait, tous ses liens, pour acheter la perle.
Quelquefois, nos liens, nos possessions nous rendent captifs aussi.
J’entends parfois des personnes dire : « Si j’avais moins de biens, j’aurais moins de soucis ». Ce sont là des préoccupations de riches.
Mais on peut aussi s’inquiéter pour très peu : au fond, ce qui pèse, c’est le souci lui-même.
Revenons à la mosaïque.
En fait, cet ancien captif, à gauche de la mosaïque, a trouvé le trésor, la Paix.
Que représente cette Croix à laquelle il est accroché ? C’est l’Amour fou de Dieu pour chacun et chacune d’entre nous. Le trésor, c’est cela.
Le trésor, c’est cet Amour fou qui est manifesté sur la Croix. Le Christ va jusqu’à donner sa Vie pour « nous rendre Vivants ». Il donne TOUT, pour nous rencontrer, pour nous manifester son Amour.
Si nous voulons accueillir ce trésor que le Christ nous offre, nous pouvons dire, comme Saint Paul : « Je m’élance pour tâcher de saisir Celui qui m’a saisi ».
Le Christ veut nous rencontrer et nous combler. Quand nous en prenons conscience, nous nous attachons à lui, nous avançons et nous nous ouvrons à son Amour.
C’est ce que vit cet homme à gauche dans la mosaïque. Il s’ouvre à cet Amour, et alors, tout ce qu’il retient, tout ce qui l’empêche de vivre, tombe et ses chaînes s’ouvrent.
La vie chrétienne ne se limite pas à des efforts, elle n’est pas du masochisme, mais elle comporte des efforts choisis, parce que l’on a découvert quelque chose de plus grand.
C’est parce que j’ai découvert cet Amour de Dieu que je laisse tomber des choses qui n’ont aucune valeur, qui ne me donnent plus de goût, qui ne me comblent pas.
Le Christ veut nous rencontrer et nous combler. Lorsque nous en prenons conscience, nous nous attachons à lui, nous nous mettons en route et nous accueillons son Amour.
La vie chrétienne est animée par l’Esprit Saint. C’est l’Amour de Dieu.
La vie chrétienne est donc un choix positif, ce n’est pas une négation de la Vie. C’est au contraire une ouverture tellement grande à la Vie que des choses qui sont moyennement ou même pas du côté de la vie, sont abandonnées.
Ensemble, réfléchissons à nos motivations.
Qu’est-ce qui nous fait venir, ce matin, à la Messe ?
Peut-être l’habitude, peut-être aussi le désir de se retrouver, ce qui est très beau.
Peut-être le désir de faire une rupture dans son quotidien. C’est très bien.
Peut-être, peut-être… voilà plein de raisons !!!
Et le Christ nous suggère aujourd’hui : « est-ce que tu pourrais venir pour moi ? » C’est formidable que tu viennes parce que Je suis le trésor de ta vie, la perle rare.
Voyez, cela ne retire rien à ce que j’ai évoqué auparavant : la joie de se retrouver, la nécessité de faire une pause, le désir de donner du sens à nos vies. Tout cela nous sera donné en plus. Mais l’essentiel demeure ce coeur rempli de l’Amour de Dieu car Il désire nous combler de sa Présence.
Et si je viens pour recevoir cette Parole, ce Pain qui est donné, qui est l’Amour même de Dieu, à ce moment-là beaucoup de choses qui me semblaient très importantes deviennent, finalement, secondaires.
Et le Seigneur me dit : « tu retrouveras TOUT au centuple, Tout ce que tu cherchais, tu le recevras au centuple ».
Que le Seigneur nous donne de revenir à l’essentiel : cette Vie qu’Il nous offre. Comme le laboureur, osons choisir ce qui compte vraiment : non pas nécessairement tout vendre, mais nous attacher à cet Amour fou de Dieu, capable de transformer notre existence et notre monde.
Tout à l’heure, Béatrice parlait des incendies, il y a des incendies, par le monde, il y a des guerres, il y a de la misère.
Si nous nous ouvrons à cet Amour, alors nos mains, nos coeurs pourront devenir comme un rafraîchissement pour ce monde, une douceur pour tous.
C’est ce que le Seigneur nous propose aujourd’hui.
Prière universelle
- Seigneur, notre trésor c’est ta Parole et ton pain. Donne-nous de nous nourrir de ce cadeau que tu nous fais.
- Merci Seigneur et aide-nous à jous donner à notre tour auprès de nos frères et soeurs.
- Prières spontanées







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