ACcueil
Bonjour et Bienvenue à tous,
Ce matin, nous avons la joie d’accueillir Fanny, Sandrine Élodie et Clotilde qui, entourées par leur famille, vont communier pour la première fois.
Dans l’évangile, Jésus parait nous dire, le temps des sages et des savants est terminé, voici le temps des petits. Jésus ne se révèle pas dans des réponses toutes faites dans ce que l’on sait, il se révèle dans ce que l’on est, dans ce que l’on vit au quotidien, ce que l’on partage, dans notre capacité à s’ouvrir à ceux qui sont autour de nous.
Les savants et les sages possèdent des réponses, les tout-petits ne possèdent rien, le vide laisse de la place à l’accueil. Mais Jésus n’exclut personne même pas ceux qui savent si, ils acceptent de sortir de leurs certitudes pour prendre le risque de la foi.
Jésus nous partage tout, sa Parole et son Pain, son Amour donné à tous et à chacun.
Lectures du jour
Homélie du Père Denis Trinez
Homélie retranscrite ci-dessous
AMOUR VIVANT
Voilà le grand jour est arrivé, Clotilde, Elodie, Sandrine et Fanny.
Vous vous êtes préparées à ce jour, pendant plusieurs mois, accompagnées par Danièle, Mado, Geneviève, Monique et Jacqueline.
Peut-être vous pouvez vous lever. Voilà, vous voyez, l’Église !
Aujourd’hui, voici ce grand moment où vous recevez, pour la première fois, le Corps et le Sang du Christ.
Comme c’est beau de recevoir l’Evangile de ce jour, où Jésus exulte, crie de Joie. Il jubile parce que des personnes, des petits s’ouvrent à son Amour, à sa Parole, à son message.
En vivant ce grand moment, vous donnez de la Joie au Seigneur.
Vous vivrez cette Joie avec vos proches, et le Seigneur lui-même jubile aujourd’hui, car vous lui offrez la joie de vous ouvrir davantage à son Amour.
Vous avez été baptisées, vous avez parcouru un chemin, et puis, aujourd’hui, vous demandez à recevoir cet Amour, sous la forme du pain et du Vin. On le reçoit aussi sous la forme de la Parole, on le reçoit sous la forme de la Fraternité vécue entre vous et avec toutes les personnes qui vous ont accompagnées.
Entrons donc dans cette Joie du Seigneur ! Quand quelqu’un s’ouvre à son Amour, il peut accomplir des merveilles. C’est ce que vous lui permettez, aujourd’hui, en disant : « Oui, Seigneur, j’ai soif, j’ai faim de ton Amour ! ». Alors, vous lui ouvrez la porte.
Le chemin de chacune a été unique. Des personnes, des événements ont croisé vos vies.
Cela peut être une grand-mère, les enfants aussi qui ont vécu des sacrements ou qui vont en vivre. En effet, grâce aux enfants, des parents se disent : « Et moi, alors, pourquoi pas moi ? ».
C’est merveilleux : le Seigneur emprunte les chemins variés de nos vies pour venir à notre rencontre. Il peut alors rejoindre notre cœur le plus profond, notre désir le plus profond.
Dans un moment comme celui-ci, nous devons nous rappeler, même nous qui participons régulièrement à l’Eucharistie et communions souvent, que chaque communion est un événement extraordinaire, une véritable Joie.
C’est pourquoi, je suis toujours émerveillé quand les personnes viennent communier avec le sourire.
Car, c’est la Fête d’un Amour qui se donne. Et la personne qui donne la Communion, communie à la même foi que vous qui la recevez.
En échangeant un sourire et un regard, avec le Seigneur au milieu de nous, nous manifestons que nous entrons dans la fête de l’Amour de Dieu, cet Amour donné pour nous faire vivre. Et cette attitude est tout à fait compatible avec un recueillement joyeux. C’est une religieuse, quand j’étais curé à Paris, qui me l’a fait découvrir car elle communiait avec un sourire rayonnant.
L’Evangile de ce jour parle des « tout petits » … Alors qu’est-ce que c’est être petit ?
Être petit, c’est être humble.
Le Seigneur déploie son Amour pour ceux qui ont envie de Le recevoir et qui font un chemin d’ouverture.
Je trouve beau que des adultes osent demander, apprendre, dialoguer, rencontrer, poser des questions et chercher à comprendre.
Se faire « petit », c’est ouvrir son cœur avec tout ce qu’il porte, le déposer devant les autres et oser demander humblement : « Que veut dire ceci ? Comment comprendre cela ? »
Il ne s’agit pas de venir avec l’assurance de ceux qui pensent tout savoir.
Il s’agit plutôt d’avancer avec un cœur ouvert et pauvre, désireux d’apprendre, de découvrir et de connaître. Cela n’écarte pas l’intelligence : foi et intelligence ne s’opposent pas, elles se complètent.
À partir de notre capacité à comprendre et à connaître, nous reconnaissons qu’il nous faut encore nous ouvrir à un Don que seul le Seigneur peut offrir : l’Esprit, qui vient nous enseigner.
Dans le Nouveau Testament, le Christ affirme que l’Esprit nous enseignera toute chose nouvelle.
Ce Souffle bienfaisant vient éclairer les événements de nos vies, les paroles entendues et les rencontres vécues, jusqu’à faire naître, en nous, une compréhension nouvelle.
Quand vous communierez tout à l’heure, laissez-vous habiter par ce Souffle, ce Souffle de la Résurrection. Le Cierge Pascal au milieu de nous en est le signe : le Christ est Ressuscité.
Il nous donne ce Souffle de Vie de multiples manières : par la lecture de la Parole, les rencontres, les pauvres que nous croisons, en qui se révèle la présence de Dieu.
Dans le Corps et le Sang du Christ, nous accueillons le Christ lui-même : sa Vie donnée, son Amour total, jusqu’au don de sa vie et au lavement des pieds de ses disciples.
C’est ce Christ-là que nous recevons.
Le Christ ne vient pas sur un cheval superbe : il vient humblement, monté sur un petit ânon, comme nous le rappelle la première lecture.
Le Christ arrive avec humilité parce que le Christ est le premier à être humble. Le Christ est le premier à être pauvre : Il reçoit tout de son Père. Il reçoit tout de ses frères et reçoit tout de vous ce matin parce que vous vous ouvrez à son Amour.
L’Amour se donne, mais il a besoin d’être accueilli.
Aujourd’hui, le Christ se tient devant vous et vous demande : veux-tu recevoir mon Amour ?
Et vous lui répondez : « Oui, je veux recevoir ta Vie, ton Corps, ton Sang, ta Vie donnée, tout ce que tu es, ton Amour. »
Alors regardons ce Jésus sur ce dos d’âne qui va même descendre de cet âne pour aller jusqu’à se donner totalement dans un Amour sans limite. C’est la Puissance de cet Amour que nous dit la Résurrection. L’Amour est Vainqueur.
Ce n’est pas, ce n’est pas la mort, ce n’est pas la guerre, ce n’est pas l’écrasement, ce n’est pas le mépris de la création qui est vainqueur, c’est l’AMOUR.
L’Amour qui nous permet de vivre tous nos défis.
Portons donc le joug avec le Christ, puisqu’il nous dit qu’Il le porte avec ceux qui viennent à lui. Ce joug, c’est l’Amour : il saisit nos forces, notre intelligence, notre coeur, notre dévouement, notre capacité à nous donner, mais aussi nos pauvretés, pour en faire une offrande d’Amour aux autres.
Avec Jésus, nous pouvons devenir toujours davantage Amour, et laisser grandir en nous tout ce qui est Amour, dans la douceur et la Paix.
Que le Seigneur nous donne de vivre ce moment avec vous, comme si chacun de nous revivait sa propre première communion.
On raconte que saint François d’Assise, dont nous célébrons cette année les huit centièmes anniversaires de la mort, disait qu’il n’aurait pas pu être prêtre : l’Eucharistie l’aurait tellement bouleversé qu’il en aurait fondu en larmes d’émerveillement.
Le même François parcourait les rues d’Assise en pleurant et en répétant : « L’Amour n’est pas aimé ! L’Amour n’est pas aimé ! »
On raconte même qu’il aurait perdu la vue à force de pleurer. Quelle qu’en soit la cause, ces larmes expriment à la fois son émerveillement et son ardent désir que l’Amour soit reçu et aimé. C’est cela que vous allez proclamer aujourd’hui.
Elodie, Sandrine, Fanny, Clotilde, nous sommes avec vous dans cette immense Joie de l’Amour qui se donne et de l’Amour que vous recevrez.
Que le Seigneur vous comble encore davantage, Lui qui se donne à vous dans ce Pain et ce Vin, signes de sa Vie ressuscitée.
Qu’il fasse de nous des êtres aimants : non pas des aimants qui attirent à eux, mais des personnes qui aiment vraiment.
L’aimant attire ; celui qui aime, lui, se donne pour faire vivre.
Que le Corps et le Sang du Christ deviennent pour nous un Amour vivant, qui nous rende vivants et capables d’aimer.
Prière universelle
- Sandrine, Fanny, Clotilde, nous recevons pour la première fois le corps du Christ, nous devenons « temple » de sa présence.
Prions le Seigneur, qu’il nous éclaire sur notre chemin et que nous trouvions notre place dans notre paroisse.
- Le réchauffement climatique entraîne des canicules importantes, des feux ravagent nos forêts et provoquent désolation et souffrances, l’eau risque de venir à manquer.
Dieu nous a confié la création, apprenons ensemble à protéger notre maison commune.
- Les conflits dans le monde ne cessent pas, la violence des hommes et des femmes et en particulier de nos jeunes nous affolent.
Entraînons quotidiennement à réfréner notre propre violence, afin, d’espérer qu’un jour la fraternité s’étende sur le monde.
- Nous sommes en fin d’année scolaire, nous arrivons à la période des congés, certains vont partir d’autres non. Confions tous nos jeunes à Dieu qu’il les aie à trouver leur voie, n’oublions pas les personnes seules, malades et essayons pendant ce temps de les rencontrer et de les soutenir.
- Jacqueline, Mado, Danielle, Annie et moi-même, tenons à vous remercier toutes les quatre, pour les moments de partage, d’échange, de questionnement qui nous a permis d’enrichir notre foi et l’amitié qui nous relie.
Confions ces moments forts au Seigneur, et ensemble faisons grandir notre paroisse au service de nos frères.







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