Messe du 2ème dimanche du temps ordinaire de l’année A

Sainte Joséphine Bakhita

Publié le 18 janvier 2026

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L’évangile d’aujourd’hui nous parle de l’après.
Le lendemain, Jean Baptiste voit Jésus venir à lui. Il rend témoignage à Jésus, il le désigne « voici l’Agneau de Dieu » sans doute en référence à Isaïe, l’agneau, le serviteur souffrant.
Jésus va vers Jean Baptiste, Jésus va vers chacun de nous, le voyons nous venir à nous dans notre vie quotidienne. Je ne le connaissais pas. Cette affirmation concerne chacun personnellement, le baptême nous plonge dans cette rencontre, mais il faut parfois du temps pour entrer dans cette connaissance, dans cette expérience de Jésus qui bouleverse et bouscule au point d’avoir le désir profond de le manifester.

Lectures du jour
Homélie du Père Denis Trinez
Homélie retranscrite ci-dessous
L’AMOUR NOUS APPELLE, NOUS ATTEND ET NOUS HABITE

La situation politique, à l’époque de Jésus, n’est pas très agréable : Hérode, un tyran qui gouverne, et au-dessus de lui, un empereur qui domine les nations.
C’est dans ce contexte obscur de domination que Jean-Baptiste va commencer à prêcher et inviter tout le peuple à une conversion, en vue du salut qui vient.
Des dominations multiples s’opposent, y compris au niveau religieux, avec la caste des pharisiens. Ceux-ci imposent des normes très strictes, très normatives et très exclusives.
Quant à Jean-Baptiste, il est prêt, il est en attente. Il sent que quelque chose va se passer et c’est à ce moment qu’apparait Jésus.
Jésus est dans la foule. Jésus ne se fait pas repérer. Il est là. Il demande même à être baptisé avec les pécheurs. Ce n’est pas rien !
Jésus qui n’a jamais été marqué par le péché, « accepte et demande » ce baptême de conversion de la part de Jean-Baptiste. Ce dernier va même se rebeller : « Mais toi, tu n’as pas besoin de ce Baptême ! ».
Et Jésus est là, au milieu, sans faire usage de quelque domination que ce soit. Jésus ne fait pas partie de ceux qui décident d’envahir, de conquérir que ce soit l’Ukraine, l’Arménie, la Cisjordanie en passant par le Groenland et Taïwan !
Jésus ne fait pas non plus partie de ceux qui se feraient une bonne publicité sur ses talents de guérisseur. Dès qu’on veut faire de Lui un « super-guérisseur » ou bien un roi qui donne du pain gratuitement, il se retire et il se cache dans la montagne. Il ne veut pas de cela…
Alors que voit Jean-Baptiste ? Que voit-il bien au-delà du Jourdain ? On parle d’une colombe, « comme une colombe », c’est-à-dire qu’il y a quelque chose qui plane au-dessus de Jésus et qui demeure sur Lui. Qu’est-ce que c’est ?
Jean-Baptiste va vivre une expérience de Dieu qui va bouleverser sa vie.
Nous avons des expériences qui bouleversent nos vies, comme nous l’avons dit dans le partage de cette semaine.
Eh bien, Jean-Baptiste, en regardant Jésus, fait une expérience unique.
Jean-Baptiste voit Jésus et il voit au fond du coeur de Jésus ; il comprend, qu’en Jésus, Tout est donné.
Jeune, j’ai vécu une telle expérience que Dieu se révélait complètement en Jésus-Christ et que Dieu n’était qu’AMOUR ; ce que je cherchais au plus profond de moi-même, je le trouvais dans ce message, dans cette personne du Christ, et ma vie a été bouleversée, complètement bousculée.
Et, c’est ce qui se passe pour Jean-Baptiste et qui peut se passer dans nos vies à chacune et chacun d’entre-nous ! Ne soyons pas abattus, laissons-nous toucher à nouveau par la grâce de Dieu !
Cette expérience de Dieu, elle a été vécue par Jean-Baptiste, par certains d’entre nous et d’autres la vivront un jour…
Faire cette expérience de Dieu, à l’heure de Dieu ! Je me souviens d’une bénévole de l’aumônerie, il y a une trentaine d’années, qui avait 80 ans passés, qui me disait : « j’ai été dans une famille chrétienne, j’ai été catéchisée, je me suis mariée à l’église, j’ai eu mes enfants, je leur ai fait le caté aussi, mais je pense que je n’ai jamais fait l’expérience de Dieu. Est-ce que je pourrais faire l’expérience de Dieu moi aussi ? »
Mais je dis : bien sûr, il n’y a pas d’âge, pour se prêter, s’ouvrir à la possibilité de découvrir, d’une manière intime, personnelle que Dieu nous aime, chacun et chacune d’entre nous, à la folie et que l’Évangile est une bonne nouvelle qui peut renverser tous les puissants.
« Mon âme exalte le Seigneur, exulte mon esprit en Dieu mon Sauveur ». C’est le Magnificat.
Ne risque-t-on pas d’avoir l’impression, dans le monde d’aujourd’hui, d’être « des fétus de paille », condamnés à suivre des événements dramatiques qui nous dépassent… ??? Ce n’est pas vrai, ce n’est pas vrai.
En effet, plus forte que tout, la véritable puissance de l’Amour du Seigneur est là, au plus profond de nous-mêmes. Elle nous permet de transformer le monde ! C’est le sens profond de l’Évangile.
C’est pourquoi, le Seigneur s’est servi de « ces douze hommes » qui n’étaient pas des puissants ni des grands prêtres, ni des gouvernants, ni des grands intellectuels. Ils étaient pêcheurs, collecteurs d’impôts. C’étaient des gens normaux, comme nous, des gens qui vivaient la vie de tout le monde, qui n’étaient pas des puissants.
Le Seigneur s’est servi, et se sert aujourd’hui, de ces gens-là, ces hommes et ces femmes pour transformer le monde de l’intérieur. Voilà l’action du Christ !
L’Evangile de ce jour nous dit que quand Jean-Baptiste voit Jésus, il voit Jésus sur qui l’Esprit descend et demeure.
En effet, dans tous les actes de Jésus, quels qu’ils soient, le moindre des regards, la moindre des paroles, le moindre des gestes, Jésus donne l’Amour de Dieu le Père.
Et Il nous invite, chacun et chacune d’entre nous, à faire nous aussi cette expérience que nous sommes aimés à la folie de Dieu ! Cette découverte va changer notre vie et changer le monde.
Est-ce que nous y croyons ?
Ce n’est pas la peine d’aller chercher des gens, soi-disant providentiels, qui vont régler nos problèmes à notre place… C’est, au fond de nous-mêmes, que se trouve la réponse et au fond de nos communautés. Nous avons à être des ferments dans ce monde.
Vous avez entendu ce que Saint Paul a dit dans la lecture ?
Nous sommes appelés à la sainteté ! Est-ce que vous pensez que chacun et chacune d’entre vous, vous êtes appelés à être Saint ?
Qu’est-ce que c’est qu’être Saint ?
Être Saint, c’est être habité par l’Amour, un Amour qui nous dépasse !
Il ne s’agit pas d’être des gens parfaits. C’est se laisser aimer tels que nous sommes, se laisser entraîner vers une vie bonne, parce que habités par un Amour qui nous entraîne toujours « au-delà et au-delà » …
Souhaiter être Saint, c’est la clé de tout, la clé de notre vie, la clé de la vie du monde.
Vous les jeunes, qui animez la célébration aujourd’hui, vous pouvez avoir une vie extraordinaire dans l’ordinaire des jours, si vous vous laissez saisir par cet Amour. Et c’est, déjà, ce que vous faites parce que vous nous faites prier.
Nous avons à vivre une expérience unique et qui se renouvelle dans chaque vie. L’expérience d’un Amour fou qui est plus fort que toutes les puissances de mort qui habitent ce monde.
A nous de porter ce message comme Isaïe ! Vous avez vu Isaïe ? Il pensait être appelé juste pour son groupe.
Et Dieu lui dit « mais écoute, moi je veux que tu t’occupes de l’humanité tout entière, pour aller jusqu’au bout, au bout du bout pour annoncer l’AMOUR. »
Alors, vous direz : « moi je n’ai plus l’âge pour aller au bout du monde ». Mais le bout du monde c’est ici, c’est-à-dire c’est dans votre vie que cela se passe, dans tous les contacts, dans tous les appels.
Je trouve très beau, qu’aujourd’hui des générations se mélangent pour animer cette messe. Merci Annick, merci aux jeunes, parce que cela montre que nous sommes tous embarqués dans cet Amour qui se donne.
Que le Seigneur nous donne d’avoir le regard de Jean-Baptiste, un regard qui se laisse bousculer.
Jean-Baptiste attendait quelque chose de puissant, de fort, de tonitruant. Voilà qu’il se trouve devant un homme qui appelle, en fait, chacun et chacune, dans une discrétion, dans une délicatesse infinie ; cette délicatesse même de Dieu nous pousse à découvrir notre valeur et à nous mettre en marche.
Que le Seigneur nous donne de vivre cette expérience inouïe !
L’Amour nous appelle, l’Amour nous attend et l’Amour nous habite !

Pruère universelle

Jean Baptiste dans l’évangile nous dit : « Moi j’ai vu et je rends témoignage, c’est lui le Fils de Dieu »
A la demande de notre Pape Léon XIV faisons de notre Église une Église missionnaire pour toute la terre et sachons témoigner de l’amour du Christ pour
l’humanité.

« Le Christ est la lumière des nations »
Prions, que cette lumière brille dans les pays touchés par les guerres, la répression violente, l’injustice et la pauvreté, que des hommes se lèvent pour devenir des artisans de paix.

Les jeunes scouts nous ont fait l’immense joie d’animer l’Eucharistie.
Que tous nos jeunes trouvent toujours sur leur route, une espérance forte en la vie, des adultes qui les écoutent.

Des membres de notre communauté sont absents pour des raisons de maladie.
Portons les dans notre prière, visitons-les et soutenons-les en leur apportant le réconfort dont ils ont tant besoin.

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