Messe du 2ème dimanche de Carême A

Sainte Joséphine Bakhita

Publié le 2 mars 2026

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Nous avons suivi Jésus au désert ; Aujourd’hui nous sommes invités à le suivre avec Pierre, Jacques et Jean à l’écart, à prendre de la hauteur. Se mettre à l’écart c’est prendre la distance nécessaire pour ouvrir la brèche d’un nouveau regard.
Jésus est transfiguré, son visage totalement illuminé par la présence du Père. Ce qu’ils voient de lui révèle l’invisible. Moments tellement merveilleux que l’on voudrait pouvoir s’installer.
Mais Jésus ne s’installe pas. Jésus est en marche, il redescend de la montagne, il a un chemin à vivre pour ouvrir l’avenir pour chacun de nous.

Textes du jour
Homélie du Père Denis Trinez

Homélie retranscrite ci-dessous
“ENSEMBLE, POUR QUOI ? POUR UNE CIVILISATION DE L’AMOUR”

Nous avons la joie de vivre aussi aujourd’hui le sacrement des malades pour Jean-Luc et Marie-Hélène, pour Régine, pour Edwige, pour Moïsette, Bernadette, Yvonne, Joséphine, Gina, Annie, Claudette, Annie, Johanna, Benoit, Nicolas, Bernadette, Elisabeth et Jules. 
Alors c’est vraiment une joie de vivre ce sacrement. Hier soir, nous avons vécu aussi le sacrement des malades, pour dix frères et sœurs, à l’église de Ma Campagne.
C’est un sacrement qu’il est bon de redécouvrir car il jouissait d’une mauvaise réputation. On disait : « oh là, là quand on reçoit le sacrement des malades, ça commence à chauffer ! » … 
Mais ce n’est pas cela du tout car c’est un sacrement de Vie. C’est le sacrement de la Tendresse de Dieu, le sacrement de la Force de Dieu, qui donne la Paix, qui donne la capacité de vivre aussi une guérison intérieure, voire extérieure.
C’est le sacrement de la proximité de Dieu. Ce n’est pas rien. Dans l’Évangile, à un moment, Jésus touche les malades pour leur redonner confiance.
C’est important ce geste que nous allons retrouver dans l’imposition des mains et l’onction d’huile.
Ce sont des gestes forts, forts comme la Présence de Dieu qui nous rejoint. 

Dans l’Evangile de ce jour, celui de la Transfiguration, c’est un moment d’expérience d’une Présence. Lors du partage de cet Evangile, Monique nous disait que c’est le regard des apôtres qui change. 
C’était déjà là, mais ils ne voyaient pas et, tout d’un coup, leurs regards s’ouvrent, leurs yeux s’ouvrent et ils voient la réalité de Celui qui est là auprès d’eux.
Jésus vit des moments où Il se pose des questions par rapport à sa Mission. Souvenez-vous, au bord du puits de la Samaritaine, il est fatigué. De temps en temps, Il est énervé par ses disciples qui ne comprennent rien. 
Mais là, ce qui apparaît, c’est cette lumière de la Présence du Père en Lui. Jésus est sans cesse en Communion avec le Père. Il est sans cesse pris dans l’Effusion de l’Esprit, mais on ne voit pas cette Communion, alors qu’elle se vit sans cesse en Lui. 
Et tout d’un coup, il y a l’apparition de son Être le plus profond. 

Quelquefois, dans nos amitiés, tout d’un coup, on va vivre un moment, où l’on perçoit quelque chose de l’Etre le plus profond de l’autre qui se révèle. C’est un grand moment, puisqu’on passe de la superficie à l’intérieur. Il suffira peut-être d’une parole, d’un moment de silence, d’un regard, et, alors, apparait la merveille de l’autre.
Cela vous est-il déjà arrivé ? 
De même, voilà des enfants qui sont autour de nous, de nos familles ou autres et qui, tout d’un coup, vont dire une parole ou manifester quelque chose et ; l’on se dit alors : « mais cet enfant, il est habité ! » …

Que le Seigneur nous donne ce matin de monter sur cette montagne, d’aller un peu à l’écart ! Qu’Il nous accorde de communier à la Présence de cet Amour sans limite, qui est au cœur du Cœur du Christ ! Qu’Il nous donne d’expérimenter sa Communion permanente avec la Source de tout Amour qu’Il appelle le Père, qui est ce flot d’Amour qu’est l’Esprit Saint, qui ne cesse de se déverser au cœur de la Vie du Christ. Voilà ce qu’ont vécu les disciples.
La Présence dans le présent, le présent éternel dans lequel Jésus ne cesse de demeurer ! 
Alors, quand Pierre parle d’installer trois tentes, dans un autre évangile, on dit il ne savait pas trop ce qu’il disait. 
Les trois tentes, une pour Moïse, une pour Elie et une pour Jésus sont importantes car elles font référence à l’Arche d’Alliance, signe de la Présence de Dieu sous une tente, une tente qui accompagnait le Peuple de Dieu et qu’on réinstallait à chaque étape.
Et quand on parle ici des tentes, c’est aussi ce désir d’habiter la Présence de Dieu qui sera donnée à la fin des temps. C’est cela qu’ils attendaient.
Alors, l’erreur de Pierre, ce n’est pas de proposer qu’il y ait des tentes, puisque c’est la Présence de Dieu qui se manifeste en Jésus. L’erreur de Pierre est de penser y être déjà arrivé, que tout est déjà réglé et qu’il n’y a plus rien à faire.
Or, avant ce texte de la Transfiguration, il y a, dans cet Evangile, une annonce de la Passion. Et, une deuxième annonce de la Passion figure après cet épisode de la Transfiguration. 
En effet, quand le Père dit « Ecoutez-le », Il veut signifier que ce n’est pas encore le moment de rester sur la montagne. Il faut redescendre, dans nos vies, dans notre monde.

Avez-vous remarqué l’affiche à l’extérieur de l’église ? Merci, Bernadette, d’avoir contribué à sa composition. Il est marqué « Ensemble, Pour quoi ? Pour une civilisation de l’Amour ».
Beau programme, n’est-ce pas ?
Effectivement, cette civilisation de l’Amour suppose qu’on retrousse les manches et qu’on s’y mette. Rien n’est réglé : il suffit d’écouter les informations…. 
Cela signifie que la Civilisation de l’Amour attend qu’on s’y mette, ici et maintenant, là où nous sommes. Pour cela, il faut redescendre.
A la fin ils redescendent, mais ils ne redescendent pas comme ils étaient montés parce qu’ils ont rencontré la Présence.
La Présence qui les sécurise. Ils savent maintenant qui est profondément le Christ.
Certes, les disciples vont un peu oublier mais, après, ils vont revenir, ils s’en souviendront après.

Que le Seigneur nous donne de vivre notre Présent en étant habité de La Présence.
Et vous avez remarqué cette belle première lecture aussi qui est pleine de bénédictions.
Abraham s’est mis en route. Il n’était pas tout jeune, on dit qu’il avait 75 ans. Il s’est mis en route pour une aventure. Il a écouté et il a obéi et il s’est mis en route.
Ce qui nous est proposé aujourd’hui, c’est d’écouter la parole de Tendresse de Dieu, de nous laisser habiter par cette Présence, de nous laisser consoler par cette Présence, de nous laisser guérir par cette Présence.
Justement, ce sacrement des malades nous dit quelque chose de très important aujourd’hui. Ce n’est pas, par puissance et par force, qu’on construit la « Civilisation de l’Amour ». Ce n’est pas par domination et suprématie du pouvoir qu’on construit la « Civilisation de l’Amour », mais, c’est en offrant nos mains ouvertes, en offrant notre faiblesse pour qu’elle soit habitée par la grâce.
Et c’est pour ça que c’est merveilleux. Si nous nous ouvrons à l’Amour de Dieu, Il va faire de nous des témoins de son Amour. Quand vous recevez le sacrement des malades, c’est pour témoigner que Dieu habite votre fragilité et vous rend témoins de son Amour. C’est une mission.
Tous les sacrements entrainent une mission.
Quand on reçoit le Pardon de Dieu, c’est pour donner le Pardon.
Quand on reçoit l’Eucharistie c’est pour donner notre vie.
Quand on reçoit le sacrement des malades, c’est pour témoigner que Dieu est proche, qu’Il est tendresse et qu’Il nous donne sa Force.
Alors, avec ce sacrement, vous recevez une mission, là où vous êtes, de devenir les témoins de l’Amour.
C’est pour vous que ce Sacrement est donné, mais, à travers vous, il se donne au monde.
Que le Seigneur nous donne de nous ouvrir à cette merveille : dans notre fragilité, Il met sa Tendresse, dans notre pauvreté, Il met son Amour et Il fait de nous, des témoins, pour le monde.

Alors, je voudrais finir en vous lisant quelques mots du Pape Paul VI. Il était avant Jean-Paul II, il y a eu entre eux deux, Jean Paul 1er pendant un mois, puis après Benoit XVI, et puis après François, et puis maintenant Léon.
Alors je vous lis quelques mots que Paul VI a prononcé, en 1975, pour la fin de l’Année Sainte …
C’est une forme de prière.

Voilà ce que dit Paul VI :

« O Christ, Toi qui t’es fait Pasteur devant nous qui marchons à ta suite, pressés d’attendre,
dès maintenant – dans ce laps de temps si bref et fugitif que tu réserves à l’expérience de tes
disciples authentiques – un but, qui soit à la fois digne et concret :

Comprendrons-nous « le signe des temps », qui n’est autre,
ce signe des temps, qui n’est autre que l’Amour dû au prochain ?

Dans la définition de ce prochain, tu as inclus tout homme,
qui a besoin de compréhension, d’aide, de réconfort, de tendresse.
Même s’il nous est personnellement inconnu, même s’il nous ennuie et même s’il est hostile,
c’est notre prochain. Il a l’incomparable dignité du frère.

La sagesse de l’Amour fraternel explosera, avec une nouvelle fécondité,
dans un bonheur triomphant, dans une vie sociale régénératrice.

Ce n’est pas la haine, ce n’est pas l’avarice qui sera sa dialectique,
mais l’Amour, l’Amour générateur d’Amour.
L’Amour générateur d’Amour ».

C’est fort !!!!

«Et voilà la Civilisation de l’Amour l’emportera
et donnera au monde la Transfiguration tant attendue. »

Je répète : « la Civilisation de l’Amour l’emportera ».
Est-ce que vous y croyez, vous qui avez la Foi ?
Il faut y croire parce que cette « Civilisation de l’Amour » est à l’œuvre : elle germe dans les gestes les plus simples, dans nos écoles, notre travail, partout…
Oui, la « Civilisation de l’Amour » l’emportera et donnera au monde la Transfiguration tant attendue de toute l’humanité.
C’est un bon programme, n’est-ce pas ?
Et, vous qui allez recevoir ce sacrement des malades, vous êtes les ouvriers du Royaume.

Prière universelle
  • Tu nous appelles, Seigneur à quitter nos sécurités, notre confort pour l’aventure de la vie avec Toi.  
    Aide-nous, Seigneur, nous t’en prions.
  • Nous te prions, Seigneur pour les jeunes les adultes en quête de sens et qui demandent le baptême.
  • Nous te prions, Seigneur pour ceux viennent de recevoir le sacrement des malades, par ce sacrement donne-leur force et courage pour affronter les souffrances du corps et du cœur.
  • Nous tous rassemblés, nous te prions Seigneur : Rends nous plus attentifs à ta Parole ; qu’elle pénètre nos vies et nous fasse exister dans ton Amour


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