Messe du 15ème anniversaire de la Fraternité Trinitaire d’ Angoulême

Sainte Joséphine Bakhita

Publié le 15 février 2026

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La paroisse ste Joséphine Bakhita est heureuse de vous accueillir en cet anniversaire des 15 ans de présence et d ‘action de la fraternité à Angoulême.

Nous savons que la mission d’origine que Jean de Matha s’était fixé était de racheter les chrétiens capturés et réduits en esclavage.
Votre mission aujourd’hui, a certainement évolué,mais venir célébrer avec nos deux communautés réunies dont la paroisse porte le nom de Joséphine Bakhita est tout à fait bienvenue, elle qui a passé une grande partie de sa vie comme esclave est l’exemple même d’un accompagnement sans faille du Seigneur. Il a su mettre sur son chemin des personnes appropriées pour retrouver sa liberté physique mais aussi spirituelle.

Alors ,nous y voyons un beau lien, un beau symbole car nos quartiers en étant multiculturels nous apprennent à nous chrétiens, à essayer le mieux possible à rester fidèles à la Parole d’Amour qui nous appelle à construire une vie humaine la plus paisible possible.

Lectures du jour
Messe du 15ème anniversaire de la Fraternité Trinitaire À l’église Saint Paul Ma Campagne

Cette messe est présidée par le le Père Gino Bucarello (Ministre général de l’Ordre Trinitaire)

Homélie du Père Gino Bucarello retranscrite ci-dessous
Loi et liberté – Le sens de l’« accomplissement » de la Loi en Jésus

À première vue, la loi et la liberté peuvent sembler opposées. Dans notre mentalité moderne, la loi est souvent perçue comme une limite, une obligation qui restreint la liberté personnelle. Pourtant, la Révélation biblique nous offre une vision bien différente.
Dans le livre du Siracide, Dieu met devant l’homme la vie et la mort, le bien et le mal, et Il respecte sa liberté. La Loi donnée par Dieu n’est pas une chaîne, mais un chemin. Elle est comme une indication sur la route : elle n’empêche pas d’avancer, elle évite de se perdre. Sans repères, la liberté devient illusion et conduit à l’esclavage du péché, de l’égoïsme et de la violence.
La véritable liberté, selon la Bible, n’est pas la capacité de faire tout ce que l’on veut, mais la capacité de choisir le bien. Être libre, c’est être capable d’aimer. Et pour apprendre à aimer, l’homme a besoin d’un chemin, d’une pédagogie : c’est le rôle de la Loi.
Lorsque Jésus affirme : « Je ne suis pas venu abolir la Loi, mais l’accomplir », Il révèle le sens ultime de cette Loi. Accomplir ne signifie pas simplement observer parfaitement les commandements, mais les mener à leur plénitude. Jésus ne supprime rien ; Il révèle l’intention profonde de Dieu. Beaucoup de personnes à son époque, et parfois nous-mêmes, pensent que suivre la Loi consiste simplement à observer des règles extérieures : ne pas tuer, ne pas voler, respecter les prescriptions religieuses. Mais Jésus montre que cette approche reste superficielle : elle peut donner l’illusion de la justice, sans transformer le cœur.
Accomplir la Loi, au contraire, c’est entrer dans son sens profond. Ce n’est pas seulement éviter le mal, mais choisir le bien de manière libre et généreuse. Ne pas tuer ne suffit pas : il faut guérir la colère et l’offense dans le cœur. Ne pas commettre l’adultère ne suffit pas : il faut purifier le désir et respecter l’autre dans son intégrité. La Loi trouve sa plénitude quand elle devient une dynamique d’amour et de vie, et non un simple catalogue de prescriptions.
En d’autres termes, Jésus transforme la Loi en chemin de liberté et d’amour. L’observance extérieure est limitée : elle peut contraindre, frustrer, ou même masquer les intentions profondes du cœur. L’accomplissement, lui, ouvre à la vraie liberté : celle de choisir le bien parce que l’on aime Dieu et l’autre, et non par peur ou par habitude. C’est ce que saint Paul appelle la sagesse de l’Esprit, qui nous permet de vivre la Loi dans notre cœur et non seulement dans nos actes.
 
Dans le Sermon sur la montagne, Jésus déplace le centre de gravité de la Loi : de l’extérieur vers l’intérieur, des actes vers le cœur. Ainsi, Jésus montre que la racine du mal n’est pas d’abord dans l’action, mais dans le cœur de l’homme.
En accomplissant la Loi, Jésus en révèle aussi le cœur unificateur : l’amour. Toute la Loi trouve son unité et sa cohérence dans l’amour de Dieu et du prochain. Ce que la Loi commandait de manière fragmentée, Jésus le rassemble dans une relation vivante avec Lui.
Mais cet accomplissement n’est pas seulement un enseignement moral plus exigeant. Il est aussi un don. Par sa vie, sa mort et sa résurrection, Jésus nous donne l’Esprit Saint, capable d’écrire la Loi non plus sur des tables de pierre, mais dans nos cœurs. Ainsi, l’obéissance devient intérieure, libre, animée par l’amour et non par la peur.
La Loi accomplie en Christ n’écrase pas la liberté ; elle la fait naître. Plus nous nous laissons transformer par l’Esprit du Christ, plus nous devenons vraiment libres : libres de pardonner, libres de choisir la vérité, libres d’aimer jusqu’au don de soi.
Ainsi, loin d’être opposées, la Loi et la liberté se rejoignent pleinement en Jésus. 
Frères et sœurs, cette vision de la Loi accomplie dans l’amour rejoint profondément le charisme trinitaire. Dès ses origines, notre Famille a compris que la foi en Dieu Trinité ne peut jamais être séparée de la défense de la liberté et de la dignité de toute personne humaine.
Les Trinitaires sont nés pour libérer ceux qui étaient enchaînés, non seulement dans leur corps, mais aussi dans leur espérance. Car toute forme d’esclavage — qu’il soit physique, moral, spirituel ou social — est une négation du projet de Dieu sur l’homme. Là où la liberté est piétinée, la Loi est trahie, même si elle est observée extérieurement.
En Jésus, la Loi accomplie devient une force de libération. Il ne nous enferme pas dans des prescriptions, mais Il nous rend capables d’aimer et de rendre l’homme à sa dignité de fils et de fille de Dieu. C’est cette liberté intérieure, née de l’amour, que le charisme trinitaire est appelé à annoncer et à servir, aujourd’hui encore, dans les nouvelles formes de captivité de notre temps.
La vraie liberté naît quand le cœur est touché par l’amour du Christ et devient capable d’aimer à son tour, jusque dans le pardon, le service et le don de soi.
C’est ici que le charisme trinitaire prend tout son sens. Être témoins de la Trinité, c’est croire et montrer que l’amour libère toujours. Là où l’on aime vraiment, l’autre n’est jamais possédé, utilisé ou dominé : il est reconnu dans sa dignité et accompagné vers sa liberté. Ainsi, chaque geste de charité, chaque engagement pour libérer ceux qui sont opprimés, devient une proclamation vivante de l’Évangile.
La véritable liberté ne se vit pas seulement dans l’individu isolé, mais dans la fraternité. Là où nous nous accueillons mutuellement dans le respect et l’amour, où chacun est reconnu dans sa dignité et sa valeur, la liberté devient réelle et féconde. La fraternité n’est pas un idéal abstrait : c’est un lieu concret où l’Esprit Saint nous apprend à choisir le bien, à pardonner, à servir, à aimer sans posséder.
Dans notre vie trinitaire, cette fraternité est au cœur du charisme : elle nous montre que liberté et amour se réalisent pleinement lorsqu’elles sont vécues ensemble, en communauté. La fraternité devient ainsi le terrain où la Loi du Christ s’accomplit dans le cœur et dans les relations, un lieu où chacun peut être libre de devenir pleinement lui-même, aimé et capable d’aimer à son tour. Et c’est à ce principe que s’inspirent la vie et la mission de la Fraternité Trinitaire d’Angoulême, dont nous célébrons aujourd’hui les 15 ans d’existence : créer et vivre un espace d’accueil réciproque, fruit de l’écoute attentive de la Parole de Dieu et de la reconnaissance de sa présence vivante, là où deux ou trois se rassemblent en son nom.
Que cette communauté, inspirée par l’amour de la Très Sainte Trinité, soit un témoignage vivant que la liberté véritable se trouve dans la fraternité et le respect de la dignité de chaque personne.
 
Que notre vie chrétienne, personnelle et communautaire, soit le lieu où la liberté grandit à mesure que l’amour se donne. Car plus nous aimons à la manière du Christ, plus nous devenons réellement libres.
 
Que la Très Sainte Trinité nous accorde de vivre une foi qui libère, une Loi qui donne la vie, et un amour qui rend chaque personne plus libre.

Prière universelle
  • En ce jour de la Saint Jean-Baptiste de la Conception, réformateur de l’ordre des Trinitaires, prions pour la Fraternité Trinitaire qui fête ses 15 ans de présence à Angoulême. Pour ceux, prêtres, diacre, religieuses trinitaires de Valence, laïcs, qui ont exercé, ou exercent aujourd’hui leur ministère et leur mission en serviteurs accueillants et fidèles.
    Loué sois-tu, Seigneur, pour ta Parole qu’ils nous ont fait connaître : elle est notre libération
  • Prions pour les dirigeants qui ne connaissent pas Ta Sagesse ; Dans le désordre de ce monde, apprends- leur à cesser de Te crucifier à travers des hommes, des femmes, des enfants qui subissent les guerres et leurs violences. Que Ton Esprit scrute leurs cœurs pour qu’ils accomplissent leur charge avec droiture et attention à tous.
    Loué sois-Tu, Seigneur, pour ta Justice : elle est chemin de paix
  • Prions pour tous ceux qui peinent à trouver un sens à leur vie. Toi qui appelles chacun de nous à la sincérité du cœur, affermis nos voix pour que notre oui soit un élan vers Ta Parole et que notre non fasse taire les voix de la convoitise qui insinuent le doute et ternissent les trésors de notre foi.
    Loué sois-Tu, Seigneur, pour ta Sagesse, elle est notre lumière
  • Prions pour notre communauté unie à nos frères et soeurs Trinitaires par le lien de la prière et du service fraternel. Que ta grâce et l’exemple de leur engagement nous poussent à réaliser pleinement notre vocation de baptisés et nous donnent d’aimer sans mesure.
    Loué sois-tu, Seigneur pour ta Loi : elle est accomplissement de l’Amour
La Fraternité

F……….Si c’était une fenêtre, elle serait grande ouverte.

 R………..Si c’était une émotion ce serait des rires.

 A.……..Si c’était un sentiment ce serait l’amitié.

 T……….Si c’était un lieu ce serait le terrain.

 E………Si c’était un livre ce serait l’évangile.  

 R…….  Si c’était un endroit où marcher, ce serait une route.

 N……..Si c’était une attitude, ce serait le naturel .

 I.…….. Si c’était un tableau, ce serait une icône.  

 T…….  Si c’était un moment convivial, ce serait une tasse.    

  E………Si c’était un feu, ce serait une étincelle.  

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Contact

Paroisse Sainte Joséphine Bakhita
2 Boulevard Jean Moulin, Angoulême
05 45 61 15 04
Eglise St Paul et St Vincent
06 09 78 55 52
Eglise St Pierre Aumaître
28 rue P. Aumaître Angoulême
paroissejosephinebakhita@gmail.com

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