Messe des cendres Année A

Sainte Joséphine Bakhita

Publié le 19 février 2026

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Revenir, s’en remettre à Dieu, vivre de sa tendresse ,se décentrer de nous -même pour tourner notre cœur face à Celui qui donne sa joie pour continuer le chemin soutenu par l’Esprit généreux de ce Dieu miséricordieux qui nous désire ensemble. Qui nous demande d’être relation pour devenir bâtisseurs d’une civilisation de l’amour et de la fraternité.

Revenir, s’en remettre à Dieu pour vivre de sa tendresse, devenir coopérateur et recevoir sa grâce qui nous redonne force, pour témoigner de Dieu et être ambassadeur du Christ.

Ensemble, pendant ce temps de Carême, soyons civilisation de l’Amour dans ce monde bouleversé, bousculé, violent inventons, bâtissons des espaces de lumière.

Ces cendres qui nous rappellent nos fragilités, sont le résultat de la flamboyance d’un feu dont les braises de l’espérance créent la transformation du fond de nos cœurs.

Lectures du jour
Homélie du Père Denis Trinez
Homélie retranscrite ci-dessous
LA CIVILISATION DE L’AMOUR PAR NOUS…

Il y a quelques semaines, nous nous sommes réunis pour préparer le temps du Carême et cette célébration en particulier. Nous avons retenu que, dans ce monde chaotique, violent, avec beaucoup de situations angoissantes, le défi à relever ensemble, est bien celui d’une « civilisation de l’Amour ». C’est tellement selon le projet de Dieu !

En face des déchaînements de puissance, de domination, de non-respect de la vie humaine, le Seigneur nous propose de bâtir cette « civilisation de l’Amour. »

C’est le Pape Paul VI qui a lancé ce terme de « civilisation de l’Amour » en 1975. Il est un visionnaire qui propose à toute l’Église et à tous les hommes de bonne volonté de se retrousser les manches et de poser les bases de ce monde que nous espérons.

Ce n’est pas le monde définitif, mais l’anticipation que nous avons à bâtir pour le Royaume que nous vivrons, en plénitude, quand nous serons devant le Seigneur.

Mais déjà, nous pouvons commencer à construire ce monde que nous espérons de tout notre cœur.

Dans ce sens, l’Évangile d’aujourd’hui et ce que nous allons vivre pendant cette célébration, nous invitent à aller à la source parce que si nous comptons uniquement sur nos forces en face des puissances, nous pouvons être vite désespérés.

« Mais, que pouvons-nous faire, que puis-je faire ? »

Et le Seigneur aujourd’hui nous invite à entrer dans cette « chambre secrète » où Il demeure. Tout l’enjeu du Carême, est de retourner, ensemble, au plus profond de nous-mêmes, là où jaillit la Vie, là où jaillit l’Amour, dans le cœur du Père.

Toute la Vie du Christ, tout le combat du Christ jusqu’à son dernier souffle a ouvert sur la résurrection, par la grâce du Père dans l’Esprit ; c’est cette Source qui jaillit et dans laquelle Il ne cesse de se replonger.

Quand on regarde le Christ, on voit cette Lumière, on voit ce Visage à la Transfiguration. Ce Visage rayonne d’un Amour qui ne cesse de Le saisir et qui ne cesse de L’entraîner, de « renaissance en renaissance » vers des sources qui ne cessent de couler.

Que le Seigneur nous donne, dans ce carême, d’agir, bien sûr, mais d’agir en étant plongés « dans la Source », d’agir en étant tournés vers l’origine de tout et vers Celui vers qui nous allons.

Avec le Christ, plongeons dans l’Amour du Père, avec le Christ ouvrons-nous à la Vie de l’Esprit d’Amour.

En effet, allons vers cette Source, dans le plus profond de notre cœur, non pas en sonnant de la trompette, mais en laissant jaillir cette mélodie de l’Amour qui résonne au plus profond de nous-mêmes, pour pouvoir renaître dans le Seigneur, ensemble.

Alors, nous trouverons les moyens de bâtir, là où nous sommes, la « civilisation de l’Amour », et ce, dans les gestes les plus simples.

Je suis émerveillé, par les trois jours de fêtes de la semaine dernière. Je suis émerveillé par toutes les bonnes volontés, toutes les personnes qui ont apporté, celle-ci un repas, celle-là un service, une animation. Quelle fête et quelle joie !  On a vu danser des gens dans l’église, dimanche : les sœurs ont initié puis, ensuite, d’autres ont participé à la danse.

Voilà les signes d’une « civilisation de l’Amour » possible où l’on se regarde avec tendresse, la Tendresse même de Dieu.

Pendant le carême, il est bon de revenir à l’essentiel.

On est souvent dispersé, dispersé par nos smartphones ou d’autres choses aussi. Alors, on regarde la vie du monde à travers « une lucarne ». C’est bien, il faut se tenir au courant.

Et puis quelquefois on voit tellement la vie du monde, qu’on ne voit plus le voisin d’en face. C’est ainsi que, dans un restaurant, j’ai vu un couple, encore assez jeune, avec un enfant ; le père, la mère étaient sur leur téléphone et l’enfant aussi. Trois téléphones…. Je me suis dit : mais pourquoi sortent-ils ensemble dans ces conditions ?  ils feraient mieux d’aller chacun de leur côté.

Retrouver l’essentiel, c’est revenir à ce silence profond où jaillit l’Amour, c’est retrouver le Chant des Sources, retrouver le goût de la Parole de Dieu, retrouver le goût de s’asseoir pour méditer.

Dans la Paroisse, on propose, le jeudi soir, un temps de méditation et c’est très beau. Nous sommes en silence, ensemble, en plongeant à l’intérieur de nous-mêmes.

C’est pourquoi, je vous invite à faire l’expérience, peut-être durant ce temps de carême, de cette méditation du jeudi soir, ici.

Nous avons aussi été interpellés, par le Ministre général des Trinitaires, au sujet de la situation dramatique en Ukraine. Les gens meurent de froid, de faim en Ukraine. Il nous a dit qu’il y avait plus de gens qui mouraient actuellement de froid ou de faim que des bombes.

Nous pouvons agir, en renonçant à quelque chose que nous avons l’habitude de consommer ou autre pour que des gens puissent ne pas mourir de froid ou de faim !

Oui, c’est possible !

Le jeûne, c’est se priver de quelque chose qui nous semble indispensable, mais qui ne l’est pas, pour retrouver l’essentiel qui est la « Communion avec Dieu » et aussi la « Communion avec les frères ».

Jeûner, prier, partager, c’est retrouver la Joie.

C’est pour le signifier que l’on a mis des fleurs autour des Cendres.  

En effet, le Carême ne doit pas être un moment triste, c’est un moment de retour à la Joie, à la Joie profonde, à la Joie essentielle qui est la joie de savoir qu’on n’est pas des îles, mais qu’on est relié, les uns avec les autres, parce que reliés dans le Cœur de Dieu.

Que le Seigneur nous donne de cheminer paisiblement, main dans la main, ensemble pour bâtir, avec ce que l’on peut, avec toute notre volonté.

Un proverbe dit que « si l’on donne 1 %, le Seigneur va donner 99 %. » … Alors, tout simplement, il faut donner le 1 %, faire son petit possible et le monde change.

Que le Seigneur nous donne de vivre ce temps de Carême, dans le bonheur de ce retour à la Source, dans cette préparation à être plongés dans la puissance de la Résurrection, avec aussi ceux qui seront baptisés.

Nous allons vivre, et c’est merveilleux, des Baptêmes d’adultes, des confirmations, des premières communions qui suivront également.

Que le Seigneur nous donne de préparer, tous ensemble, cette « beauté de l’Evangile » qui doit irriguer nos vies, pour une « civilisation de l’Amour ».

Quel beau programme ! Réveillons-nous, car la « civilisation de l’Amour » ne va pas se bâtir toute seule.

Prière universelle

Baptisés, nous sommes les ambassadeurs du Christ.
En ce jour de retour sur soi pour un retour privilégié vers Dieu, nous sommes invités à nous mettre en marche vers la Résurrection.

  • Prions pour notre monde marqué par la violence, l’égocentrisme, le « moi d’abord », la consommation
  • Prions pour accueillir la paix humble, désarmée et désarmante qui vient de Toi, Seigneur, qui nous aimes sans condition
  • Seigneur, accorde-nous la grâce de la conversion pour aller à contre-courant de la société et travailler à la réconciliation
  • Seigneur, suscite en nous le désir de vivre, donc de créer des relations d’amour vrai. Prenons la main que tu nous tends.
  • Seigneur, aujourd’hui commence le Ramadan.
    Prions pour les musulmans de notre secteur paroissial. Que nos relations restent cordiales, apaisées.

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