Homélie du père Frédéric Vollaud : dimanche 7 Février 2021

Saints Apôtres

Publié le 8 février 2021

Mettre Jésus dans sa vie, c’est s’assurer d’avoir à disposition une source permanente de consolation et de guérison, une « lumière » qui n’empêche pas la nuit, mais qui permet de garder l’espérance !

Les foules de l’évangile ne s’y trompaient pas : elles savaient que Jésus pouvait au moins leur apporter cela.

Combien de personnes aujourd’hui encore, nous disent trouver force et réconfort dans leur foi et leur amour du Christ, pour affronter les épreuves de la vie… On peut les envier, on peut aussi les imiter, car cette force et cette lumière sont disponibles pour tous : il faut seulement cet abandon et cette confiance qui, dans l’épreuve, font crier vers Lui à la manière de Job : « Souviens-toi Seigneur ! »

Combien de gens dans l’épreuve croient que Dieu est absent, ou que c’est Lui qui envoie l’épreuve, comme pour nous tester…ou pire encore, nous punir…

Avancer et grandir dans la foi, n’est-ce pas consentir à ce que, malgré son silence et son absence apparente Dieu est bien de notre côté, avec nous, en nous pour affronter le mal qui nous atteint et qui nous blesse ?

Quand Jésus guérit c’est toujours pour faire grandir la foi.

La guérison du corps devient signe de la guérison intérieure et profonde. C’est celle-ci que vise Jésus. C’est pour elle qu’il est venu, pour que le cœur guéri puisse reconnaître que c’est Dieu qui sauve, que c’est lui qui relève, que c’est lui qui fait vivre !

Voilà la Bonne Nouvelle que Jésus a mission d’annoncer.

Et dès qu’on essaie de mettre la main sur lui, dès qu’on ne cherche plus en lui que le guérisseur, le faiseur de miracles, il s’échappe : « Partons ailleurs, dans les villages voisins, afin que là aussi je proclame la Bonne Nouvelle ; car c’est pour cela que je suis sorti. »

Aujourd’hui, on est prêt à suivre le premier qui nous promet plus de pouvoir d’achat, plus de droits sociaux, plus de bonheur, plus de confort… C’est légitime : nous sommes faits pour le bonheur.

Mais Jésus nous redit que la véritable joie naît de se savoir aimé de Dieu, et que la plus belle guérison, la plus extraordinaire ne sera jamais rien, comparée au bonheur que Dieu nous promet et nous offre déjà en nous donnant Jésus et en nous donnant à Lui !

Communier à Jésus, nous réjouir de sa parole, le prier, le servir, témoigner de son amour : tout cela nous fait déjà participer au bonheur dont Dieu est la source !

De quoi avons-nous alors besoin d’être guéris, si ce n’est du manque d’amour qui blesse notre confiance en Dieu ? Jésus, sois le médecin de nos cœurs !

Apporte-leur le baume de ton pardon, qui apaise et cicatrise les blessures du mal, l’onction de joie qui nous fait rayonner de ta présence et de ta bonté pour tout homme ! Amen.

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