Des centaines de Charentais ont participé, à Paris ou Lourdes, au voyage du pape en France. Ils ont accepté de transmettre leur témoignage sur ce moment exceptionnel.
Rencontre du pape à l’UNESCO
Carole Couribault a participé à la rencontre à l’UNESCO
Le pape Léon XIV a rappelé que l’être humain, sa dignité et sa liberté doivent rester au cœur de notre société.
L’éducation et la culture doivent nous aider à développer notre esprit critique et à vivre ensemble.
Face à l’intelligence artificielle, la technologie doit rester au service de l’homme.
Pour moi, cette rencontre à l’UNESCO a été une expérience extraordinaire, très forte en émotions, que je garderai longtemps en mémoire.


Veillée au Stade de France
Sophie a participé à la grande veillée au Stade de France
Avec mon fiancé, nous avons eu la chance de voir le pape lors de la veillée pour les jeunes au stade de France, puis lors de la messe en plein air sur les Champs-Elysées. Au stade de France, nous étions avec des milliers de jeunes venus de tout le pays, dont un nombre non négligeable de scouts !, pour rencontrer Léon XIV. C’était touchant de voir le pape si ému de nous voir, et, parallèlement, de compter autant de jeunes en quête de réponses, accueillir avec autant d’entrain cet homme septuagénaire.
Pendant la veillée, j’ai eu la chance de rencontrer Momo, un responsable de la sécurité musulman, dont la fille avait demandé le baptême à Pâques l’an dernier. Il était lui aussi très heureux de voir le pape. Cela fait vraiment plaisir de voir que Léon XIV fédère autant et si largement. De son message, j’ai retenu deux verbes : prier et servir, pour que le monde ait la vie.
(Photos : Sophie Pelloux-Prayer, Nikita Mouravieff et Lionel Fauthoux)








Messe à Paris
Juliette a pu suivre le Pape à Paris, au cours de la déambulation dans la ville vendredi, et à la messe samedi

C’était vraiment un beau temps, chargé d’émotions. Qu’est-ce qu’on en retire ? On est parti avec Pierre, mon mari, avec Félicie, ma fille de 14 ans, et Diego, notre petit garçon trisomique qui a 10 ans. On a vécu un pèlerinage. D’abord, on a été à la déambulation du pape qui marchait de Notre-Dame des Champs jusqu’à Notre-Dame. Là, on a vécu un bon moment de joie et de communion, une grande joie chez les gens qu’on rencontrait. Il faisait beau. C’était agréable de découvrir notre pape en chair et en os, mêlé d’enthousiasme. Et puis c’est aussi l’expérience de la fragilité, parce que Diego a fait une espèce de petite crise d’angoisse sur ce temps. Donc il a fallu gérer, assumer que parfois la joie elle est traversée par d’autres émotions humaines. Mais c’était quand même un bon temps, ça a allumé le désir de venir à la messe à laquelle on avait prévu de participer. Aujourd’hui (samedi) on n’avait pas emmené notre petit garçon parce que ça nous paraissait un peu fou, donc on était juste Pierre, Félicie et moi, avec des amis de l’Arche et notamment d’autres personnes handicapées. On a pu arriver sur le site tout prêt, sur la place de la Concorde.
On s’est installé, on était tout content. Les gens étaient heureux d’être là, de participer, de rencontrer le pape, de venir l’écouter. Donc une grande joie. Et puis pour moi, ça a été aussi l’expérience à nouveau de la fragilité parce que je n’ai pas supporté la foule. La densité de la foule a augmenté et à midi on ne pouvait plus accéder ni sortir tellement c’était oppressant. J’ai décidé de quitter les lieux pour éviter de faire un malaise. Donc c’était un peu décevant. Mais en même temps ça m’a aussi permis de me mettre en communion avec tous ceux qui n’étaient pas là. Je pense à ma maman, j’ai aussi des frères et des sœurs qui n’ont pas pu venir et qui auraient aimé être là. J’avais à la fois la joie d’être sur place, et à la fois de pouvoir vivre la communion avec tous ceux qui sont chez eux. Certains le vivent avec d’autres, mais certains le vivent tout seul. C’était une forme de communion. Il y avait aussi un petit peu de peine de ne pas vivre ce moment avec Pierre et Félicie.
Ce qui m’a le plus touché dans ce temps que j’ai finalement regardé à la télé, c’est la bénédiction des petits enfants. Vraiment, c’est toujours touchant. Et l’autre chose qui m’a touchée, c’est la bénédiction des personnes handicapées, notamment d’une petite fille polyhandicapée que je connais par les réseaux sociaux. Je vois que le pape est proche des pauvres et des petits. C’est pour moi ce qui me nourrit le plus dans ce que j’ai pu percevoir de ce temps. Parce que ça me rappelle que Jésus est proche des pauvres et des petits, que les premiers seront les derniers. Dans ce mélange qu’il y avait devant l’autel, où il y avait à la fois les “huiles” et les personnes handicapées, il y a quelque chose à voir du Ciel. Renversement des places qui aura lieu au Ciel. Les premiers seront les derniers et et voilà, les plus pauvres sont à la première place. Donc là ils étaient, une partie d’entre eux, en tout cas, étaient tout près de l’autel. Peut-être pas assez près à mon goût. C’est toujours beau de voir ce pape qui est le chef de l’Église universelle, être attendri par les pauvres et les petits. Juste en descendant de l’autel, une petite fille, peut-être de 4 ou 5 ans, l’a rejoint pour se faire bénir par lui. Cette petite, elle est hospitalisée depuis sa naissance et là, elle a eu ce geste de s’approcher de Dieu. Pour moi, en s’approchant du pape, c’est quelque chose du Christ qu’elle est venue chercher. C’est la posture qu’on devrait tous avoir avec le Seigneur, c’est à dire de sortir du rang et de s’approcher du Seigneur pour nous laisser embrasser par le Seigneur. Je retiens cette image. “Heureux les pauvres de cœur”, heureux ceux qui sont affligés, ceux qui sont dans la souffrance, ils seront consolés. C’est ça qui qui m’a particulièrement touché dans tout ce temps avec le pape, et je repars chargée de de ces émotions, en ayant à cœur aussi de relire les homélies parce qu’il y a eu beaucoup de messages, mais ce n’est pas ça aujourd’hui que j’ai pu tout garder.
(Photos : Lionel Fauthoux )





















Veillée de prière et Messe à Lourdes
Un groupe de Scouts et Guides de France ont participé à la veillée à Lourdes samedi soir et à la messe dimanche.

Je suis allée à Lourdes pour la veillée de prière avec le pape et la messe le lendemain. Je trouve que c’était vraiment une expérience incroyable. Il y avait beaucoup de monde et c’était chouette de voir tous ces gens rassemblés et unis dans la prière. Si c’était à refaire, je la referai à 1000%.
Colombe
Ce week-end a été formidable. On a vu le pape, c’est une chose qui ne se vit qu’une fois dans la vie. On est arrivé samedi, on a attendu 4 h pour voir le pape, mais ça en valait la peine. C’était incroyable. On a chanté, on a fait du bruit, on a vu en papamobile… C’était ouf. C’est une expérience que j’aimerais beaucoup renouveler. On a eu la messe avec lui et hier soir, il y a eu une prière. Aujourd’hui, pour la messe, on n’a pas vu grand-chose, mais le peu qu’on voyait, c’était formidable.
Isbeth.
Nous sommes à Lourdes aujourd’hui pour voir le pape. C’était génial, une expérience incroyable de voir tout le monde uni dans la foi. C’était vraiment franchement génial, incroyable.

Jean Fabien.
Aujourd’hui, on est à Lourdes. On a vu le le pape, on vient de célébrer la messe, c’était super. On a attendu quelques heures, mais franchement ça valait le coup. Le pape a fait un discours qui était très bien aussi. On a dormi au village des jeunes, c’est très beau, on avait une super vue. En plus, moi j’ai découvert Lourde. Et franchement, ça me donne vraiment envie d’y retourner pour mieux découvrir le lieu.
Baptiste
Nous sommes partis samedi matin, levés à 4h, en route à 5h, pour pouvoir arriver à Lourdes à 10h00 au Village des Jeunes. On s’est installé, on a été accueilli dans le village des scouts. Et puis on est assez vite reparti après le montage du camp pour rejoindre le sanctuaire et attendre le pape qui n’arrivait qu’à 19h40. Donc l’attente a été très longue. On a beaucoup attendu, il y avait beaucoup de monde. Mais l’attente n’a pas été déçue. Les jeunes étaient extrêmement heureux et les adultes aussi, d’accueillir le pape avec sa fameuse papamobile, rentrant dans le sanctuaire et allant prier à la grotte. Ça a aussi été l’occasion pour nous d’échanger avec d’autres pèlerins, d’autres scouts, des SUF, des Europe, et puis aussi des gens qu’on croisait.
Ce matin nous nous sommes à nouveau levé tôt, à 6 h pour être à 08h00 sur le lieu de la célébration. C’est très impressionnant, il y a beaucoup de monde et en même temps, c’était relativement fluide. Finalement, ce qu’il en ressort, c’est beaucoup de simplicité, alors même qu’il y avait énormément de gens. Un sentiment de joie simple.
Raphaële, accompagnatrice du groupe des scouts et guides.









Père Augustin Ernest Hitikétik, vicaire pour les paroisses de Barbezieux et de Chalais

Nous venons d’achever la messe avec le Pape Léon XIV. Je me réjouis d’avoir fait un tel déplacement pour un événement aussi grandiose. Oui, il fallait vraiment faire ce déplacement. C’était très, très important. Il y a parfois des choses qui ne se reproduisent pas ! Alors quand la visite de pape en France a été annoncée, immédiatement j’ai voulu faire ce déplacement, aller à sa rencontre, le voir de mes yeux, prier avec lui. Oui, c’était un moment de grâce, un moment de rencontre avec le Seigneur. Et je pense que le pape Léon XIV nous a apporté beaucoup de bonheur, beaucoup de joie et je peux même dire beaucoup de bénédictions. Je ne regrette pas ce déplacement. Je me réjouis de l’avoir fait et d’avoir prié pour moi-même, d’avoir prié pour ma famille, d’avoir prié pour mon Eglise, d’avoir prié pour ma paroisse. J’ai une fois de plus demandé à la Vierge Marie de veiller sur moi, sur ma famille, sur mes frères et sœurs, sur mon diocèse d’Angoulême, sur ma paroisse. Que le Seigneur fasse descendre davantage sa bénédiction sur nous. Je souhaite que cette visite apporte beaucoup de lumière dans notre pays, la France. Que la France soit toujours un pays de paix, un pays où il fait bon vivre. Et je voudrais, à la suite du pape, prier vraiment pour que la paix soit dans le monde entier. C’est un point fort du message du pape. Quand nous voyons tout ce qui se passe, les violences, les guerres, il y a lieu de pleurer et de demander au Seigneur notre Dieu de faire quelque chose pour notre monde. Le monde a vraiment besoin de la paix. Cette paix que le Seigneur lui-même a souhaité pour son peuple : “Je vous laisse ma paix, ma paix, je vous la donne”. Que cette paix soit réelle ! Que le Seigneur demande aux puissants de la terre de s’humilier, comme lui s’est abaissé, s’est humilié. L’homme est appelé à respecter son frère. L’homme est appelé à respecter la créature de Dieu. L’homme est une histoire sacrée. L’homme est créé à l’image et à la ressemblance de Dieu. Il mérite le respect. Pourquoi tant de violence ? Alors que nous sommes appelés à vivre en frères.
Que le Seigneur notre Dieu nous bénisse, et que tous ceux qui ont fait le déplacement pour Lourdes soient davantage comblés, qu’ils soient bénis ! Que le Seigneur notre Dieu qui Père, Fils et Saint Esprit, nous protège et nous garde. Lui qui est vivant pour le siècle des siècles. Amen.







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