Échos du conseil diocésain de la solidarité

Actualités

Publié le 31 mars 2023

solidarité de proximité et / ou avec nos frères d’ailleurs ?

Le Conseil diocésain de la solidarité s’est retrouvé le mercredi 1er mars autour du thème suivant : “Tenir solidarité de proximité et solidarité avec nos frères d’ailleurs”

Une intention de prière à porter dans nos communautés :

Seigneur, Toi qui garde tous tes enfants sous ton regard et entend leurs cris, attentif aux plus pauvres, aux plus délaissés, ouvrent nos yeux, nos oreilles, nos mains à nos frères et sœurs dans la détresse, ceux que nous croisons au coin de la rue tout comme ceux illustrant un article de presse et qui vivent  à des milliers de kilomètres... 
Mauritanie / Roberta Valerio pour le CCFD Terre solidaire

Notre échange s’est nourri de la méditation de l’Évangile du « bon samaritain » (Luc 10, 25-37) comme nous y invite le pape François au début de l’Encyclique Fratelli Tutti.

Assez naturellement nous nous faisons solidaires des personnes auxquelles nous pouvons plus facilement nous identifier et nous prenons de la distance vis à vis de celles qui nous inquiètent, réveillent de la méfiance parce qu’il(elle) nous est étrange(r)… Pour dépasser ces barrières intérieures et pourvoir rencontrer l’autre, chacun et collectivement, il nous faut apprendre et nous encourager à regarder et écouter. Écouter pour reconnaître comme frère celui que nous croisons à la rue ou dont nous voyons l’image illustrant un article de presse, même s’il ne me/nous ressemble pas. Pouvoir entendre le cri de sa détresse, lui faire une place dans l’espace de notre tente… Ne pas fuir son regard, sa différence, prendre le risque et ainsi devenir plus pleinement humain nous-même.

D’autres freins à la générosité sont à prendre en compte : les capacités financières des donateurs ne sont pas extensibles, les sollicitations multiples qui poussent à faire des arbitrages, les «habitudes » et préjugés qui limitent nos capacités d’inclusion… A cela s’ajoutent la démultiplication d’évènements dramatiques nous mettant face à notre impuissance. Impuissance accentuée lorsque nous constatons des inégalités dans les politiques publiques selon les catégories de personnes fragiles : par exemple il a été beaucoup plus facile de trouver des hébergements pour les réfugiés ukrainiens que pour les migrants en fin de droits…

Les médias sont des leviers indéniables qui, suite à telle catastrophe, réveillent nos générosités, touchent la corde sensible. Ces reportages aux images « chocs » permettent également de donner chair, projeter sur une détresse du concret : un visage, un prénom, une histoire de vie… Cependant cet élan est passager et parfois on peut avoir le sentiment que la misère est un puits sans fond dont nous devons éviter de nous approcher au risque de tomber dedans à notre tour… Comme si c’était contagieux… Aussi, pour soutenir la générosité et nourrir l’espérance, nous voulons mettre en avant des exemple concrets, des témoignages positifs, des parcours qui remettent debout, pour montrer que l’action, l’engagement portent du fruit. Des publications qui « font du bien » en somme, comme le propose les revues du CCFD ou du Secours catholique.

Pour aider au discernement nous pouvons nous référer aux repères donnés par la doctrine sociale de l’Église. L’attention préférentielle pour les pauvres nous éclaire pour vérifier si une décision est juste. Enfin, la notion de « maison commune » est importante pour nous sentir reliés à nos frères les plus lointains comme aux plus proches géographiquement. Cela nous invite à chercher à équilibrer nos dons.

En matière de solidarité, la dimension collective est essentielle. Seul que pourrions-nous ? Les services, les associations peuvent/osent ce que nous ne pourrions faire individuellement. Les différents acteurs de la solidarité ne se sentent pas en concurrence mais plutôt en partenariat, chacun avec sa spécificité. C’est en synergie, en échangeant, en s’appuyant les uns sur les autres qu’on avance et surtout qu’on peut mieux accompagner les personnes. Un des enjeux est non seulement d’entrer en relation avec les plus précaires mais également de donner la parole aux sans voix pour que ce soit eux-même qui soient entendus et reconnus comme acteurs.

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