Mgr Hervé GOSSELIN,
les prêtres et les diacres du diocèse d’Angoulême
vous font part, dans l’espérance de la Résurrection,
du décès du Père Jean MAILLARD
dans sa 91e année.
Ses obsèques seront célébrées le jeudi 29 janvier, à 10 h, à la cathédrale d’Angoulême.
Le corps repose à la Maison diocésaine (226 rue de Bordeaux – 16000 Angoulême).
Visites possibles mardi et mercredi, de 9h à 18h.
L’inhumation aura lieu au cimetière de Confolens, à 15 h.
Une vie donnée, une présence lumineuse
Le Père Jean Maillard s’est éteint le 25 janvier 2026 à l’hôpital de Girac, après une vie entièrement donnée au service du Seigneur et de ses frères. Discret par tempérament, profondément engagé par vocation, il laisse dans le cœur de tous ceux qui l’ont connu le souvenir d’un prêtre humble, fraternel, attentif, joyeux et profondément humain.
Jean Maillard est né le 19 novembre 1935 à Oloron-Sainte-Marie, dans une famille nombreuse de neuf enfants, profondément enracinée en terre charentaise, à Confolens. Baptisé quelques jours après sa naissance, il reçoit sa première communion et célèbre sa première messe dans l’église Saint-Étienne d’Esse, chère à sa famille.
Après une scolarité entre Saint-Germain-en-Laye, Confolens et Limoges, il poursuit sa formation au Petit Séminaire de Richemont, puis au Grand Séminaire d’Angoulême et de Bordeaux. À l’issue d’un long service militaire, il est ordonné prêtre le 28 juin 1964 à la cathédrale d’Angoulême.
Sa première nomination le conduit à Ruffec, où il demeure treize années, vivant en équipe sacerdotale, selon son souhait, tout en exerçant de multiples missions d’aumônerie auprès des jeunes et des mouvements d’Action catholique (A.C.E., J.O.C., M.C.C., Scouts).
Il est ensuite appelé à la pastorale du monde ouvrier à Cognac, où il devient notamment aumônier fédéral de la JOCF, puis responsable diocésain du « Ministère presbytéral ». Après une année de formation à l’Institut catholique de Paris, il est nommé curé de la paroisse Saint-Jacques de Cognac, puis rejoint Angoulême où il exerce successivement les charges de curé de Sainte-Bernadette, puis de Saint-Paul Ma Campagne, tout en assumant la fonction de doyen d’Angoulême-Est.
Son ministère se caractérise par une présence constante auprès des jeunes, des familles, des personnes en fragilité, ainsi qu’un fort engagement dans l’aumônerie scolaire, la préparation au mariage, le catéchuménat, l’aumônerie de la maison d’arrêt, la Fraternité Angoulême–Koudougou, le CCFD, et de nombreuses instances diocésaines.
Après avoir exercé de nombreuses responsabilités pastorales, Jean Maillard poursuit sa mission au service du diocèse, notamment à Chasseneuil, puis de nouveau à Ruffec, avant de s’installer à la Maison diocésaine d’Angoulême. Il y devient une figure profondément aimée, apportant sa bonne humeur, sa simplicité, son sens de la fraternité et sa joie communicative.
Toujours en mouvement, il rayonne dans tout le diocèse, n’hésitant pas à voyager en bus, en train, en covoiturage ou même en autostop pour aller à la rencontre des autres, fidèle à sa conviction profonde :
« Je vis encore ma mission tous les jours. »
Très investi dans la Fraternité sacerdotale Jésus Caritas, selon la spiritualité de St Charles de Foucauld, il y puisait l’essentiel de sa vie intérieure : simplicité, proximité, fraternité, présence humble au cœur du monde.
Passionné de sport, notamment de rugby et de football, Jean savait rejoindre chacun là où il était, jusque dans ses homélies, mêlant profondeur spirituelle et clins d’œil pleins d’humanité.
Sa vie fut marquée par une foi confiante, joyeuse, profondément incarnée, nourrie par la prière quotidienne et le service discret. Il aimait rappeler cette parole simple reçue de sa mère : « Rends-toi utile. »
Et il l’a incarnée jusqu’au bout.
Jean a été une présence lumineuse auprès de toutes les personnes qui l’ont connu, et tout particulièrement ces dernières années à la Maison diocésaine : un frère profondément humain, attentif, humble et joyeux dans le service. Sa bonté, sa délicatesse, sa bienveillance et sa fraternité marquaient chacun de ses gestes.
Nous rendons grâce pour sa vie donnée, pour sa fidélité jusqu’au bout, et nous le confions dans la paix et la lumière du Seigneur qu’il a servi toute sa vie.
En profonde communion de prière.







Interview du P. Jean Maillard réalisé en 2024 à l’occasion de ses 60 ans d’ordination






10 réponses sur « † Décès du Père Jean Maillard (1935–2026) »
MERCI JEAN !! belle route !
Il y a des rencontres qui changent votre façon de voir les choses
Merci Jean pour tous les moments partagés à lACE et à la JOC
Pour moi, Jean, c’était son rire, sa capacité d’émerveillement et sa gentillesse.
Merci , Père Jean Maillard. Votre témoignage est et restera lumineux pour nous.
Père Maillard, tu laisses un vide incommensurable, ta mort nous as surpris. Heureuse de savoir que tu n’as pas trop souffert… triste de penser que je ne te reverais plus… C’est la divine volonté de nôtre Seigneur qui est l’amour parfait. Merci pour ta disponibilité, pour ta simplicité, pour ton humilité et tout tes services. Que le Seigneur dans sa miséricorde infinie, t’accorde rapidement une place à ses côtés pour que tu intercèdes toujours pour nous et continues par là ton amour de servir. Merci au Seigneur pour le don de ta vie. Repose en paix. Nous t’aimons. Merci pour tout
Père Jean, merci pour tout ce que vous nous avez apporté. Nous nous sommes bien connus et côtoyés à Esse de nombreuses années.
Vous êtes toujours resté fidèle à ce petit village, à ses Ostensions, nous parlions à chaque fois de nos mamans respectives qui portaient le même prénom et qui se dévouaient à leur paroisse et des habitants que vous connaissiez bien.
Encore merci pour votre simplicité, votre gentillesse, votre exemple
Reposez en paix
Merci JEAN pour tout ce que vous avez fait pour nous, nous vous aimons tant.. Nous ne vous oublierons jamais.
Que le Seigneur vous bénisse.
Bernadette, Marc, Guillemette, Fabien,
Dupuy, Goursaud, les enfants Dupuy-Fauvin isabelle, Yann, Gaspard, Augustin.
Toutes nos plus sincères condoléances à votre famille.
Adieu, Jean.
Ton grand sourire va manquer à la maison diocésaine.
Cher Jean,
Tu m’as accueilli dans ton presbytère en 1996, lors d’un remplacement de 3 mois au Centre Social de Basseau. Nous avions de bons échanges… quand tu étais là. En effet tu étais beaucoup invité chez l’un ou chez l’autre. Tu aimais rencontrer les gens et ton sourire et ta bonne humeur, mettaient en confiance.
Merci aussi pour ton engagement en Mission Ouvrière et en ACO.
Sois heureux et en paix là où tu vas.
Jean-Marie B
Je ne vous ai pas connu mais je tenais à vous rendre hommage et merci pour votre dévouement au nom de notre seigneur. Que Dieu vous acceuille a ses côtés.
🙏❤️