HOMELIE DU 4 OCTOBRE 2020

Saint Martin en Val de Cognac

Dimanche 4 octobre 2020 – 27° dimanche du Temps ordinaire – A

Homélie du Père Pierre-Marie ROBERT

Porter des fruits pour l’honneur de Dieu et le salut du monde

Quel viticulteur n’est pas heureux et même fier de regarder sa vigne, ses vignes, en espérant de bonnes vendanges, une récolte prometteuse ! Il prend soin de sa vigne à longueur d’année, il attend des fruits à hauteur des efforts fournis. Lorsqu’ils sont là, c’est sa joie et sa récompense. Dieu est ainsi avec sa vigne bien-aimée, sa vigne chérie, l’Eglise qui est son peuple choisi.

Il est bon de contempler le don de Dieu pour ceux qu’il appelle à entrer dans son alliance sainte et irrévocable ; il ne cesse de les créer et de les sauver pour son Amour patient et fidèle. À tout moment, nous sommes objet de la sollicitude, de la tendresse de Dieu, il est un Père, nous sommes ses enfants. Comme l’exprime le prophète Isaïe, « la vigne du Seigneur de l’univers, c’est la maison d’Israël. Le plant qu’il chérissait, ce sont les hommes de Juda. »Sans doute, il nous faut reprendre souvent la prière du psalmiste : « Dieu de l’univers, reviens ! Du haut des cieux, regarde et vois : visite cette vigne, protège-la, celle qu’a plantée ta main puissante. » Dieu façonne sa vigne, nous sommes l’ouvrage de ses mains, il donne à chacun et à tous ce qu’il faut, la loi et les prophètes, l’Evangile et les enseignements des apôtres et ceux de l’Eglise dans sa grande Tradition, pour que nous produisions un fruit de qualité. Dieu s’interroge et nous interroge par son prophète : « Pouvais-je faire pour ma vigne plus que je n’ai fait ? J’attendais de beaux  raisins, pourquoi en a-t-elle donné de mauvais ?

Car c’est bien là que le bât blesse. L’attente de Dieu est déçue. La parabole évangélique illustre le refus manifeste et violent de ceux qui sont bénéficiaires de la confiance de leur maître. Les serviteurs et le fils même comptent pour rien. Les vignerons s’accaparent ce qui n’est pas leur propriété à des fins peu recommandables. « Le Seigneur attendait de sa vigne le droit et voici le crime ; il en attendait la justice, et voici les cris. »Au-delà du fils de la parabole rejeté et éliminé, il est question du Christ crucifié en dehors des remparts de la ville de Jérusalem, « celui qui est venu chez les siens et les siens ne l’ont pas reçu », l’Amour qui n’est pas aimé. C’est lui désormais « la pierre qu’ont rejetée les bâtisseurs qui est devenue la pierre d’angle : c’est là l’œuvre du Seigneur, la merveille devant nos yeux ! »Dieu remet son œuvre, ses bienfaits, ses grâces, ses bénédictions entre nos mains humaines ; nous avons à les faire fructifier par la foi, l’espérance et la charité, qui sont des vertus théologales infuses en nous depuis le sacrement du baptême. Nous avons à faire fructifier nos talents par la pratique des dons du St-Esprit reçus dans le sacrement de la confirmation et à chaque fois que nous les invoquons humblement dans une prière de supplication.

Ainsi, nous serons « inquiets de rien »,selon l’apôtre St-Paul. Tout est à nous, le Royaume des Cieux est là au milieu de nous, mais nous sommes au Christ, le Sauveur du genre humain, et le Christ est à Dieu. Tout ce qui est donné par miséricorde, nous avons à le restituer avec gratitude, ce n’est pas « notre chose », notre propriété.

Nous ne sommes pas dans la vigne du Seigneur, l’Eglise, pour notre perte, notre perdition, mais pour grandir dans la conversion, pour la cause de Dieu à honorer, pour servir la sainteté de tous ses enfants, ceux qui sont là et ceux qu’il appellera demain. 

AMEN

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