Des nouvelles des migrants hébergés au presbytère de Gond-Pontouvre

Saint Amand - Gond - Champniers

Publié le 12 septembre 2020

« Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un autochtone du milieu de vous ;tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. » (Lév 19.33)

A propos des migrants accueillis par le Doyenné Grand-Angoulême à Gond-Pontouvre -Infos Septembre 2020

« Vous traiterez l’étranger en séjour parmi vous comme un autochtone du milieu de vous ;tu l’aimeras comme toi-même, car vous avez été étrangers dans le pays d’Égypte. Je suis l’Éternel, votre Dieu. » (Lév 19.33)

Chers paroissiens,

A l’occasion de la rentrée, voici des nouvelles des locataires de l’appartement du presbytère de Gond-Pontouvre (Hébergement d’Urgence pour Demandeurs d’Asile). Il y a eu de nombreux changements depuis mars, dernière date d’envoi des informations, Covid oblige, d’où cette longue missive.

M., guinéen, a été débouté en février puis a obtenu finalement cet été un titre de séjour « étranger malade » qui lui donne le droit de travailler en France pendant un an. Il n’a droit à aucune aide de l’état, pas plus qu’à l’hébergement qu’il a donc quitté en mars. Il vit chez des compatriotes sur Angoulême et cherche activement un emploi. La paroisse a payé les 180€ du timbre fiscal exigé par l’administration pour lui établir son titre de séjour.

A., nigérien, a obtenu fin juin le statut de réfugié politique, pour 10 ans. Il ne perçoit donc plus les 200 d’Allocation pour Demandeur d’Asile. Ayant moins de 25 ans, il n’a pas droit au RSA. Pour trouver des ressources et un logement il est donc impératif qu’il trouve un apprentissage ou un emploi. Il y travaille avec la Mission Locale. Il effectue depuis juillet des stages non rémunérés, en se déplaçant à l’aide d’un vélo récupéré auprès de la paroisse. L’AFUS16 fait en sorte de le maintenir quelques mois supplémentaires dans l’appartement, en invoquant le Covid qui a ralenti le traitement des dossiers. Mais d’ici la fin de l’année il sera à la rue s’il n’a pas trouvé un patron. Il souhaiterait travailler en restauration, mais toute autre proposition sera la bienvenue.
La paroisse lui a remis 200€ pour s’acheter à manger.

Deux autres locataires sont arrivés en avril :A. et J., tous les deux africains. Ils commencent juste leur parcours de demandeurs d’asile. Ils sont francophones.

Pour rappel, le 26 septembre à la maison diocésaine, c’est « La Journée du Migrant », de 9h30 à 17h30 avec la participation du CCFD et de Brigitte TREGOUËT. Dans Qui sont ces migrants qui débarquent dans notre petite ville ?, Brigitte Tregouët, médecin généraliste à La Roche-sur-Yon, raconte sa plongée dans la « mondialisation de l’errance ».

Carole Méric, trésorière, pour le groupe « réfugiés ».